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Une histoire médiévale marquée
par le chemin de Compostelle

Dans les pas de Saint Benoît
et de Saint Guilhem

De bourgs en
villages médiévaux

Dans les pas de Saint Benoît et de Saint Guilhem

L’abbaye d’Aniane

Dès le Ve siècle, la christianisation s’intensifie et une multitude de chapelles rurales sont édifiées. Le VIIIe siècle, voit la fondation des premières abbayes bénédictines. C’est en 782 qu’est fondée l’abbaye d’Aniane par Wittiza, aristocrate wisigoth et fils du comte de Maguelone, qui prend le nom de Benoît, en hommage à Benoît de Nursie, fondateur de l’ordre bénédictin. Son abbaye devient le pôle de diffusion de la règle bénédictine dans le royaume d’Aquitaine.

L’Abbaye de Gellone

Dans son sillage, Guilhem, petit-fils de Charles Martel et cousin de Charlemagne, se retire loin de toute présence humaine, dans le “désert” du vallon de Gellone.
C’est ici qu’il fondera en 804 l’Abbaye de Gellone. Ces deux abbayes sont à l’origine du développement des villages placés sous leur dépendance tels que Saint-Jean-de-Fos, Montcalmès et Puéchabon.

Saint-Guilhem-le-Désert

Après la mort de Guilhem, le pèlerinage se développe. Les moines entretiennent sa mémoire, le vénèrent comme un Saint et organisent un pèlerinage qui est officiellement reconnu dans les années 999-1006. Les nombreux dévots sont attirés par la renommée de Saint-Guilhem et la présence d’une relique de la vraie croix à l’abbaye.

Le village prend alors le nom de « Saint-Guilhem-le-Désert » et devient une véritable étape pour des milliers de pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Le pont du Diable

Dans ce contexte, en 1030, les moines d’Aniane et de Gellone décident de construire un pont au-dessus de l’Hérault pour faciliter le passage des pèlerins entre les deux monastères.
Un ouvrage est alors bâti au point le plus resserré du fleuve, au lieu-dit le Gouffre Noir : le pont du Diable. Ce dernier est aujourd’hui encore emprunté par les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Alors que le sud des gorges se développe, plus au nord l’impact de cette dynamique historique et spirituelle laisse également des traces.

Saint-Etienne d’Issenssac

La Chapelle de Saint-Étienne d’Issensac, construite au XIIe siècle, est d’une architecture typique de l’art roman languedocien de cette époque. Ancienne église paroissiale d’une bourgade médiévale qui l’entourait, et dont on peut voir les ruines, son architecture est sobre. Incendiés par les Protestants, le bourg et l’église furent abandonnés par leurs habitants.

En contrebas, le pont de Saint-Etienne d’Issensac est un pont de pierre de la fin du XIVe siècle. Il permettait le passage vers Saint-Guilhem. Il a été construit en dos d’âne et a conservé trois des cinq arches d’origine. Les becs qui protègent les piles du pont servent de refuge aux piétons. Il est classé Monument Historique depuis 1948.

De bourgs en villages médiévaux

Montpeyroux

De mémoire d’homme, le village de Montpeyroux, ou « Mont pierreux » en langue occitane, a toujours constitué un carrefour sur les chemins de l’histoire, accueillant de nombreux voyageurs.
Les pèlerins en partance pour Saint-Jacques de Compostelle, les marchands de la route du sel, les muletiers acheminant l’huile d’olive, le vin et tous types de marchandises vers le nord-ouest, ou encore les bergers de la plaine conduisant les troupeaux en estive sur les hauts plateaux, ont fait de ce village un véritable lieu d’échange. Cette situation a octroyé au « Castellas », fondé en 1030, un emplacement stratégique lui donnant un rôle de contrôle et de péage sur les chemins de pèlerinage et chemins saliniers, au carrefour des voies de communication.

Aniane

La fondation de l’abbaye d’Aniane en 782 par Witiza, futur Saint Benoît d’Aniane, entraine très vite le développement de tout un village, dont le centre historique est aujourd’hui le témoin.
Ainsi, dès le XIIe siècle, une enceinte fortifiée est déjà mentionnée. Après la destruction du monastère en 1562 pendant les guerres de religion, une abbaye de style classique est élevée par les mauristes aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Puéchabon

Citée comme l’une des premières possessions de l’abbaye d’Aniane par un acte signé de la main de Charlemagne en 777, le château de Montcalmès et la paroisse Saint-Hilaire, considérés comme le Puéchabon primitif, sont des vestiges qui ont quasiment totalement disparu aujourd’hui.
Le village de Puéchabon naît en fait au XIe siècle sur un positionnement stratégique en hauteur, « Puech » désignant des promontoires en occitan. Le village s’organise progressivement en “circulade” autour du fort du XIe dont il ne reste aucun vestige.

Saint-Jean-de-Fos

Village autrefois appelé « Gouffre Noir » entre 1031 et 1060, en conséquence de la construction du pont du Diable, sa place principale a été aménagée par les abbés autour de l’église Saint-Jean.
Vite jugée insuffisante, la place fut renforcée à la fin du XIIe siècle par l’édification d’une nouvelle fortification, donnant ainsi son nom au village : « Saint-Jean du Fort » devenu Saint-Jean-de-Fos. Le centre historique a conservé toutes ses caractéristiques médiévales fait de ruelles étroites et sinueuses et de maisons accolées les unes contre les autres. Au-delà de l’intérêt urbain et architectural, ce village est également un lieu dans lequel se perpétue la tradition de la poterie depuis plus de 600 ans. La poterie vernissée de Saint-Jean-de-Fos a marqué l’histoire de ce lieu.

Au Moyen-âge, temps de pillages, les villages se prémunissent contre les assaillants, d’où la construction d’importantes structures défensives.

Saint-Guilhem-le-Désert

Le village de Saint-Guilhem-le-Désert s’abrite ainsi sous le Château du Géant qui surplombe le Cirque de l’Infernet, construit sa tour des prisons et se dote de remparts protecteurs.
Au cœur des Gorges de l’Hérault, dans le Val de Gellone, Saint-Guilhem-le-Désert étire ses ruelles le long d’un écrin de verdure, en suivant l’ondulation du ruisseau Verdus depuis douze siècles. Développé autour de l’abbaye de Gellone, le village a conservé une forte empreinte médiévale et constitue un ensemble d’une rare harmonie en Languedoc.
En qualifiant de « désert » ce territoire, Guilhem faisait allusion à l’absence de l’homme et non de la végétation.
Après avoir franchi les Gorges de l’Hérault, il décida de s’établir sur les bords du Verdus, au cœur d’une nature faite de roches rudes et d’eau pure. Trouvant ici son salut pour se ressourcer spirituellement, il fît de cette combe un haut lieu spirituel, un sanctuaire. Ce site dissimulé dans un massif rocheux imposant a aujourd’hui une renommée mondiale.

La vallée de la Buèges, un secret à l’ombre de la Séranne

Dominée par la montagne de la Séranne à l’ouest, la discrète et douce vallée de la Buèges est ponctuée de trois villages médiévaux : Pégairolles-de-Buèges, où la Buèges prend sa source, Saint-Jean-de-Buèges, dominé par le château de Baulx et le roc du Tras Castel, Saint-André-de-Buèges, où la rivière disparaît s’enfonçant dans le calcaire retrouvant l’Hérault par voie souterraine 5 km plus loin.

Brissac

Brissac s’abrite au pied des premiers reliefs cévenols, en bordure de la rivière de l’Avèze. Au pied de la Séranne, le village de Brissac est considéré dans la région, comme un îlot de verdure au milieu de la garrigue : son parc est traversé par l’Avèze, rivière alimentée par « cent sources ». Dominant le village, le château et la statue de Notre-Dame-du-Suc sont les symboles de l’histoire de Brissac.
Le château de Brissac date du début du XIe siècle. Il appartient aux seigneurs de Ganges pour moitié et à la maison de Roquefeuil pour l’autre. Il a été construit, en épisodes successifs, sur un éperon rocheux dominant le bourg. Au Nord, on trouve le donjon le plus ancien : le château est bâti entre 1020 et 1025 sur l’emplacement de l’ancienne église paroissiale.
L’ensemble du château, du parc municipal et de ses abords, a fait l’objet d’une inscription au Répertoire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1976 mais le château ne se visite pas.
Au cours du XIIe et XIIIe siècle, trois autres églises et chapelles furent édifiées : l’église paroissiale de Saint-Etienne d’Issensac, la chapelle de Notre-Dame du Suc et la chapelle Saint-Jacques de l’hôpital de Valboissière administré par l’ordre du Saint-Esprit, étapes sur le chemin de Compostelle.

Saint-Martin-de-Londres

L’église de Saint-Martin-de-Londres, secrète et dissimulée derrière une enceinte médiévale, est l’un des premiers arts romans et l’un des monuments les mieux conservés du Languedoc. Construite au début du XIème siècle par les moines de l’abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-du-Désert, elle est présente sur l’un des chemins de Saint-Jacques de Compostelle (la voie d’Arles).

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